Le plus court chemin vers vos clients : le “Mobile first”

Connaissez-vous le plus court chemin vers vos clients ? La voie rapide qui mène directement vers ceux avec qui vous avez envie de travailler. Ceux qui saisissent sur-le-champ ce que vous faites et franchissent le pas pour vous contacter. Situation rêvée, non ?

Tout cela passe par la communication. Une évidence me direz-vous… Mais parvenir à une communication claire, bien ficelée et facilement compréhensible n’est pas si aisé.

La simplicité est exigeante.

 

Alléger la réflexion

Je vous livre ici une approche personnelle que j’adopte avec mes clients lors d’un projet de création ou refonte de site et qui les soulage de bien des tergiversations et nœuds au cerveau : le “Mobile First”.

De quoi s’agit-il ? Une méthode simple qui amène à réfléchir autrement : penser le site en version “smartphone” avant de l’imaginer en version écran d’ordinateur.

Pourquoi ? Car cette démarche est une excellente gymnastique intellectuelle qui permet de se focaliser sur l’essentiel, le coeur du message, en se débarrassant du superflus. (Un peu comme si vous deviez aménager un minuscule appartement de façon fonctionnelle et accueillante).

 

Resserrer le champ pour garder le meilleur

Comment ça se passe concrètement ? Lors des premiers rendez-vous de la phase conception du site, on part souvent d’un champ très large pour explorer la situation, définir les objectifs. Les demandes, les idées et parfois les complaintes par rapport à l’existant fusent dans tous les sens. Et c’est tant mieux ! Car mon rôle est bien de questionner, découvrir, faire surgir les infos pour en glaner un maximum. Et c’est à partir de cette collecte abondante et sans censure, que je vais ensuite trier, ordonner, rebondir, faire des liens et réduire la focale.

J’amène alors mon client à se détacher de ce trop plein d’informations (qui sera utile plus tard) et lui demande d’imaginer son site uniquement visible sur smartphone.
Imaginez que vous devez diffuser votre message avec un maximum de contraintes : une taille d’écran réduite, donc bien choisir vos mots, pas de phrases à rallonge, un temps d’affichage aléatoire, donc oublier les images trop nombreuses ou trop lourdes, un confort de lecture moindre et un temps de consultation limité, donc dire l’essentiel dans les premières secondes. Tout cela oblige à se poser les bonnes questions.

Qu’est ce que je veux dire ? Montrer en premier ? Qu’est ce qui doit être vu, lu, compris, ressenti au premier coup d’oeil ?

 

Rester clair et focalisé

On sait qu’une perception positive a un impact direct sur l’écho trouvé auprès d’un public. On travaille alors par cercles successifs, en partant du coeur de l’offre et en ajoutant des pattes (un peu comme en Mindmapping).

On définit l’accroche, qui sera forcément directe et les textes clés, en combinant le fond et la forme.
On choisit les visuels (photos, schémas, pictogrammes) en se questionnant : En quoi sont-ils utiles ? Qu’apportent-ils de plus à la compréhension ? Sont-ils indispensables ? Car bien choisis, les visuels vont aider à absorber plus facilement les infos, à les mémoriser, tout en créant une ambiance. L’empreinte sur le lecteur sera d’autant plus puissante que les émotions suscitées seront fortes.
Le nombre de menus sera réduit, leur intitulé le plus court possible, tout en veillant à minimiser le nombre de clics pour accéder à l’information utile.

Et je me rends compte que cette approche, certes assez exigeante, évite de perdre de vue une règle clé sur le Web : rester clair et focalisé. On élimine dès le départ un travail interminable de rédaction fastidieuse qui dilue le message. On structure de façon plus rapide et efficace, en hiérarchisant les contenus par paliers successifs. Ce qui n’empêche pas de les étayer ensuite pour un second niveau de lecture plus détaillé.

Comme quoi un cadre contraignant peut parfois être très structurant et aidant !