J’me sers, j’me casse !…
Vol à l’étalage sur internet

Ecrit d’une seule traite, cet article s’est imposé à moi. Comme un véritable coup de gueule face au pillage sur internet ! Car ce gigantesque lieu d’exposition où l’on peut dénicher des pépites est devenu pour certains la grande foir’fouille. Une braderie à ciel ouvert où certains viennent remuer les étalages, fouiller sans se soucier du propriétaire et faire main mise sur la marchandise sans laisser de trace (quoique, internet est plus malin que ça), ravi d’avoir dégoté la trouvaille, sans débourser le moindre centime… Dans le cas présent, du texte, des photos et un logo gratuits !

 

Halte au pillage !

Voilà ce qui vient de m’arriver (et non pour la première fois). Quelle ne fut pas mon indignation (et le mot est faible…) de voir il y a quelques jours un logo et des visuels créés de toutes pièces pour un de mes clients, Le Plus Bel Hommage, tout simplement volés et falsifiés, pour se retrouver sur un autre site, dans le même domaine d’activité !
Le nom a juste été changé. Copier/coller et le tour est joué. En quelques clics, une société sortie de nulle part se crée un logo, une identité, une existence ! Et voilà, comment on passe d’un nom  mûrement réfléchi “le Plus Bel Hommage”, pour apporter un peu de douceur dans un secteur à priori peu réjouissant, l’entretien des tombes, à un nom brutal “Tombe-Services”.

Voici le logo original que nous avons créé… (je ne montrerai pas la contrefaçon)

bel-hommage2

 

Contrefaçon et violation d’identité d’entreprise

Et pourquoi s’arrêter là ? Autant en profiter pour faire main basse sur tout ce qui pourrait être utile… Photos des interventions d’entretien de tombes, flyers pour la Toussaint. Autant de contenus détournés. Même les textes repris mot pour mot. Et par ce biais, toute l’offre de prestations.

Certes, on pourrait penser qu’il ne s’agit que d’éléments Web. Mais non !
Car derrière tout cela, il y a un vrai travail d’artisan. Pas de la création de masse à la va-vite, mais une réflexion aboutie par les fondateurs du Plus Bel Hommage, qui se lançaient il y a 3 ans sur un marché alors émergent. Où ils ont dû tout construire pas à pas. Lancer, tester, ajuster une démarche entrepreneuriale. Ce qui ne se fait pas sur un claquement de doigts lorsqu’on est sur un marché novateur.
C’est tout le concept de l’entreprise qui a été copié et ressenti comme une véritable violation par ses créateurs.

Derrière chacune des photos dévalisées, il y a un engagement au quotidien par les équipes du Plus Bel Hommage qui se démènent sur le terrain pour réaliser des prestations soignées. Et des clients choyés qui apprécient fortement de recevoir des clichés “avant/après”, surtout lorsqu’ils se trouvent éloignés géographiquement.

Alors bien-sûr, les pages Web ont été immédiatement supprimées par cette société peu scrupuleuse, qui a tout de même vécu plusieurs mois avec des éléments ne lui appartenant pas et donnant ainsi une illusion de façade. Mais résiste-t-on longtemps à l’épreuve de la réalité ?

 

Comment se protéger ?

Juridiquement, on a ici affaire à de la contrefaçon. Au civil, cela engendre des dommages et intérêts. Et au pénal, une telle contrefaçon est passible de prison et d’une amende élevée.
Outre les lois protégeant les créations artistiques par des droits d’auteur, il existe quelques précautions élémentaires à prendre pour se prémunir en cas de recours juridique.

Pour un logo, déposer aussi bien le nom que le logo à l’INPI. Et pour un site internet, il convient de conserver les sources datées (fichiers d’origine, maquettes graphiques, fichiers d’échange avec votre prestataire Web, copies d’écran, du site via FTP chez l’hébergeur) car c’est toujours l’antériorité du propriétaire qui est à prouver dans ce cas.

Et comme mes clients me le demandent souvent, même si cela relève du bon sens, j’aime bien rappeler que la meilleure façon de ne pas se faire copier ou piller sur internet est tout simplement de ne pas y diffuser certaines informations ! Evident mais parfois utile de le répéter.
Un site n’est pas là pour tout dévoiler, il reste tout un lien à créer au travers d’une communication personnalisée qui se tisse avec le client après un premier contact. Et c’est bien là dans ces échanges que s’instaure une relation de qualité.