Design émotionnel : au-delà de la vitrine

Il était un temps où l’on parlait de sites “vitrine”. On exposait ses produits, son savoir-faire et on pouvait se cacher derrière sa vitrine, en attendant le chaland… Aujourd’hui, le Web est devenu “conversationnel”. On y expose toujours mais on ne peut plus se cacher. L’internaute a besoin de savoir qui est derrière l’écran pour entrer en relation.

Car on oublie trop souvent que le Web, c’est avant tout des humains qui parlent à des humains. Et le trait commun entre tous les humains, ce sont… les émotions.


Briser la barrière de l’écran

Il y a des sites qui, en quelques secondes, nous embarquent. L’effet Wahou ! Ceux qui nous aspirent, nous parlent, résonnent en nous. Ceux qui donnent envie de cliquer, de partager, d’agir. Ceux dont nous nous souvenons parmi la masse de sites visités.

Ces sites ont tous un point commun. Ils affichent clairement leur personnalité. Nous avons l’impression de partager les mêmes valeurs. Ils créent ce sentiment d’appartenance. Les barrières tombent.

C’est ce qu’on appelle le design émotionnel. Cela pourrait paraître futile, mais c’est essentiel.

Il y a des sites qui, en quelques secondes, nous embarquent. L’effet Wahou ! Ceux qui nous aspirent, nous parlent, résonnent en nous. Ceux qui donnent envie de cliquer, de partager, d’agir. Ceux dont nous nous souvenons parmi la masse de sites visités.

Ces sites ont tous un point commun. Ils affichent clairement leur personnalité. Nous avons l’impression de partager les mêmes valeurs. Ils créent ce sentiment d’appartenance. Les barrières tombent.

C’est ce qu’on appelle le design émotionnel. Cela pourrait paraître futile, mais c’est essentiel.

 

Le pouvoir des émotions

Loin d’être uniquement une affaire de graphisme pointu, au top de la tendance ou hors de prix, le design émotionnel repose sur des facteurs conjugués. C’est l’équilibre global du site qui rejaillit, sous couvert d’ergonomie bien pensée, de contenus savamment orchestrés, de mots justes, d’une navigation fluide, d’une rapidité d’affichage.

L’expérience utilisateur positive s’appuie sur cette sensation d’être accueilli, mis en confiance au sein d’un espace cohérent, dépouillé de lourdeur. Une limpidité qui facilite le parcours de l’internaute et l’incite à flâner.

Dans le Web, nous privilégions certes le côté fonctionnel, fiable, performant. Accéder à la tranche supérieure, c’est l’agréable, le plaisir. Outre créer un attachement à la marque, ce plaisir va transformer le visiteur en prescripteur qui va propager votre message et le relayer après d’un plus large public.

 

Prendre le risque de plaire… ou déplaire

Certes cela implique des choix, au risque de ne pas plaire à tout le monde. Un parti-pris affirmé, qu’il soit humoristique, poétique, haut en couleurs, sobre ou décalé, peut laisser une impression durable tout comme une totale indifférence. Voire repousser certaines personnes.

Et à ce niveau, votre site jouer un rôle de filtre et attirer un public qui partage votre vision. Ecarter d’emblée ceux qui n’adhèrent pas peut être salutaire et éviter bien des déconvenues, pertes de temps et d’énergie sur des projets qui tournent au vinaigre.
Cela renvoie donc à la réflexion amont indispensable à toute création : quels sont vos publics prioritaires, à qui souhaitez-vous vous adresser ? Ce travail de segmentation va poser les premiers jalons pour border le design.

Affirmer sa personnalité, un risque qui vaut la peine d’être pris. En s’identifiant à votre marque, les internautes ont la sensation d’interagir avec un humain. Cela se vérifie sur les blogs, où les barrières formelles tombent pour des échanges plus conviviaux. Le caractère authentique accélère la prise de contact et l’entrée en relation business.

C’est cette approche du Web qui me passionne car cela en fait des projets multi-facettes où tous les aspects sont à penser finement et à calibrer au plus juste. Sous l’apparente facilité se cache souvent un travail ardu, en profondeur.

Toutefois, le design émotionnel ne peut pas tout. Les plus beaux slogans, les plus beaux visuels n’auront qu’un effet limité, tel un maquillage de façade, si derrière le reste sonne creux. Le ton doit est sincère, l’offre construite et réelle, les références solides pour qu’il prenne toute sa puissance à engager vos publics.

 

Photo Bruxelles, place de la balle un dimanche matin

 

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Béatrice Pasquer

Depuis 2004, j'accompagne les entrepreneurs et dirigeants à bâtir, faire grandir leur activité et communiquer sur le Web, en cohérence avec qui ils sont. Ma marque de fabrique : faire émerger, révéler votre singularité, la mettre en mots et en images. En partant toujours de la racine, de ce qui vous rend unique, pour le rendre visible, palpable, reconnaissable. Et que vous l'incarniez pleinement.